
Quand on cherche le propriétaire du domaine de Romanée-Conti, on imagine souvent un seul grand patron, façon “roi secret de Bourgogne”. En réalité, c’est plus subtil… et bien plus intéressant. Le Domaine de la Romanée-Conti (DRC) appartient historiquement à deux familles, et sa direction actuelle repose sur une cogérance assurée par Bertrand de Villaine et Perrine Fenal. Autrement dit : pas un milliardaire sorti de nulle part, mais une grande maison familiale où la transmission compte presque autant que le vin.
En résumé : le DRC n’appartient pas à une seule personne. Il est détenu par deux branches familiales héritières, issues de l’histoire du domaine depuis le XIXe siècle, avec une gouvernance transmise de génération en génération. Aujourd’hui, les figures à retenir sont Bertrand de Villaine et Perrine Fenal, les deux cogérants du domaine.
Sommaire
Qui est le propriétaire du domaine de Romanée-Conti aujourd’hui ?
La réponse la plus juste, la plus claire, et celle que Google aime aussi : le Domaine de la Romanée-Conti appartient à deux familles.
Plus précisément, le site officiel du domaine explique que, depuis 1869, l’histoire de la propriété se joue entre les descendants de Jacques-Marie Duvault-Blochet, avec d’un côté la famille Gaudin de Villaine, et de l’autre la branche liée à Henri Leroy, aujourd’hui représentée notamment par Perrine Fenal. La moitié de la société civile du domaine reste détenue par la famille Gaudin de Villaine, l’autre moitié étant issue de la branche Leroy/Roch/Fenal.
Donc non, le propriétaire de Romanée-Conti n’est pas “Bertrand de Villaine tout seul”.
Et non plus “Aubert de Villaine” aujourd’hui, même si son nom reste totalement indissociable du domaine. Ce qu’il faut comprendre, c’est ceci :
- la propriété est familiale et partagée
- la direction est assurée par deux cogérants
- la transmission des fonctions ne signifie pas forcément transmission immédiate des parts
C’est d’ailleurs un point important : lors de la passation à Bertrand de Villaine, Aubert de Villaine a précisé qu’il s’agissait d’une succession de fonction, pas d’un basculement soudain de la propriété des parts.
En clair : au DRC, on ne change pas de “proprio” comme on change l’enseigne d’un bar à vin. On parle d’un héritage structuré, ancien, verrouillé, et très bourguignon dans l’âme. 🍷
Bertrand de Villaine est-il le propriétaire du domaine de la Romanée-Conti ?
C’est la confusion la plus fréquente sur la requête. La réponse courte : Bertrand de Villaine est cogérant, pas propriétaire unique.
Depuis la transmission officialisée fin 2021 et médiatisée en 2022, Bertrand de Villaine a pris la relève d’Aubert de Villaine pour la branche familiale Villaine. Il travaille au domaine depuis 2008, d’abord à la vigne, puis en cave, avant de participer à la gestion globale du domaine.
En face, pour l’autre famille propriétaire, la cogérance est assurée par Perrine Fenal, en fonction depuis 2019 après le décès d’Henry-Frédéric Roch.
Voici le plus simple à retenir :
| Élément | Réponse claire |
|---|---|
| Propriétaire du DRC | Deux familles héritières |
| Propriétaire unique ? | Non |
| Dirigeant actuel unique ? | Non |
| Cogérants actuels | Bertrand de Villaine et Perrine Fenal |
| Aubert de Villaine | Ancien cogérant, toujours figure majeure du domaine |
Cette nuance est essentielle pour éviter d’écrire une bêtise du genre : “Bertrand de Villaine possède la Romanée-Conti”.
Ce serait un raccourci un peu violent, comme dire qu’un chef de cave “possède” à lui seul tout un grand cru. Ça sonne bien… mais ce n’est pas exact. 😄
Depuis quand les familles de Villaine et Leroy possèdent-elles Romanée-Conti ?
Pour comprendre qui possède Romanée-Conti, il faut remonter à 1869. Cette année-là, Jacques-Marie Duvault-Blochet réalise son rêve et acquiert la Romanée-Conti. Après son décès, le patrimoine reste dans la famille, puis se transmet par héritage aux différentes branches qui vont former, avec le temps, les deux grandes familles toujours liées au domaine aujourd’hui.
Le site officiel du domaine résume cela très bien : “depuis 1869, deux familles, un domaine”. C’est presque un slogan, mais surtout un excellent raccourci historique.
Quelques repères utiles :
- 1869 : acquisition par Jacques-Marie Duvault-Blochet.
- La propriété reste ensuite dans sa descendance, avec des transmissions entre héritiers.
- 1942 : structuration du domaine en société civile, avec une répartition en deux branches familiales.
- 1974 à 1991 : cogérance Aubert de Villaine / Lalou Bize-Leroy.
- 2019 : Perrine Fenal devient cogérante pour la branche Leroy/Roch.
- 2021-2022 : Bertrand de Villaine prend la cogérance pour la branche de Villaine.
C’est justement ce qui rend le domaine fascinant : derrière le prestige, les records et les fantasmes autour des prix, il y a surtout une histoire de transmission familiale.
Et si le sujet des bouteilles mythiques vous intrigue, vous avez déjà une belle porte d’entrée avec votre article sur le prix d’une bouteille de vin Romanée-Conti.
Pourquoi le domaine de Romanée-Conti et les histoires autour des propriétaires fascine autant ?
Parce que le DRC, ce n’est pas juste un domaine. C’est un peu le boss final de la Bourgogne.
Le domaine cultive ses vignes à Vosne-Romanée et réunit sur son site officiel neuf grands crus présentés par la maison, avec une philosophie centrée sur la transmission, le respect du potentiel des climats et la continuité des pratiques.
Cette fascination vient de plusieurs choses :
- la rareté
- la continuité familiale
- la réputation planétaire
- la présence de monopoles mythiques comme Romanée-Conti et La Tâche évoqués dans de nombreuses présentations du domaine.
Et surtout, la question du propriétaire de la Romanée-Conti cache souvent une autre curiosité :
“Qui tient réellement les clés d’un des vins les plus prestigieux du monde ?”
La réponse est presque romanesque : pas un oligarque, pas un fonds d’investissement, pas une marque rachetée à coups de milliards, mais deux familles, un conseil de surveillance, une cogérance, et une logique de transmission où la fonction compte autant que le nom sur l’acte.
C’est aussi pour ça que la Romanée-Conti passionne bien au-delà des amateurs de Bourgogne. Elle concentre tout ce qui fait rêver dans le vin :
- le terroir
- l’histoire
- la rareté
- la valeur symbolique
- et ce petit parfum de légende qui fait que même des gens qui n’en boiront jamais veulent quand même savoir qui possède ce domaine-là.
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FAQ – Propriétaire du domaine de Romanée-Conti
Qui est le propriétaire du domaine de la Romanée-Conti ?
Le domaine n’a pas un seul propriétaire unique. Il appartient à deux familles héritières, issues de la transmission engagée depuis 1869 autour de Jacques-Marie Duvault-Blochet.
Bertrand de Villaine possède-t-il Romanée-Conti ?
Pas à lui seul. Bertrand de Villaine est cogérant du domaine pour la branche familiale de Villaine. Il partage la direction avec Perrine Fenal, représentante de l’autre famille propriétaire.
Aubert de Villaine est-il encore propriétaire du domaine de la Romanée-Conti ?
Aubert de Villaine reste une figure majeure de la famille et du domaine, mais la cogérance opérationnelle a été transmise à Bertrand de Villaine. Il est toutefois resté impliqué au niveau du conseil de surveillance lors de la transmission.
Perrine Fenal est-elle propriétaire ou seulement dirigeante ?
Perrine Fenal représente la branche familiale issue de la famille Leroy/Roch et exerce la cogérance depuis 2019. Elle n’est donc pas une simple salariée du domaine, mais l’une des représentantes de la famille copropriétaire.
Pourquoi dit-on que Romanée-Conti est une affaire de famille ?
Parce que la propriété et la direction du domaine se transmettent au sein des mêmes lignées familiales depuis plus d’un siècle et demi. C’est précisément ce que met en avant le site officiel avec l’idée de “deux familles, un domaine”.